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A l’opposé du musée, on vit ici avec les œuvres, qui font partie intégrante des lieux et du quotidien.

La cuisine, comme un cœur qui bat au centre de ce cocon artistique où le brut sait aussi se faire beau.

Contraste des peintures contemporaines avec le plafond d’époque haussmannienne, à couper le souffle : une œuvre d’art en soi.

A l’opposé du musée, on vit ici avec les œuvres, qui font partie intégrante des lieux et du quotidien.

Ligne claire, peaux lainées et bois blond : un écrin sobre pour une collection sans cesse chahutée et repensée par Thierry Gillier.

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L’art et la manière, selon Cecilia Bönström

Photo, peinture, installations : pour la directrice artistique de Zadig & Voltaire, l’art est autant respiration que source d’inspiration. 

Votre rapport à l’art : quel est-il et d’où vous vient-il ?

A la base, de mes visites des musées suédois. Après quelques années passées à Paris, je me suis aussi mis à m’intéresser tout particulièrement à la photo. Quand j’ai rencontré Thierry, ce lien a encore évolué, vers l’art contemporain – surtout américain. Pour moi, l’art, c’est comme un bonus, un cadeau qui donne une dimension supplémentaire à ma vie. Au quotidien, j’en suis entourée, mais d’une manière très «décontractée» : au studio de création comme chez moi, les œuvres sont posées par terre, contre les murs. On vit avec plus qu’on ne les admire.

L’œuvre vous aimeriez avoir ? 
J’avoue, une petite sculpture de Giacometti, ça reste un joli rêve en soi !

Etes-vous collectionneuse dans l’âme ?
Pas du tout ! Je n’aime pas trop m’attacher aux biens matériels. Collectionner l’art, ça demande un vrai travail de réflexion, beaucoup d’énergie. La mienne, je la place dans mon travail avant tout. Thierry, lui, a toujours eu une vision, que ce soit quand il a créé sa marque, qu’il a imaginé la femme Zadig, ou quand il collectionne, encore aujourd’hui. Son intuition lui a valu de faire de Zadig & Voltaire une vraie réussite, comme de dénicher des œuvres incroyables qui ont aussi leur place dans les galeries et les musées. Il y a quelque chose de commun à ces deux visions, où il s’agit de préfigurer l’air du temps…

 

Si vous n’aviez pas été créatrice, quel artiste auriez-vous voulu être ?
J’aurais adoré être danseuse de ballet. J’ai fait huit ans de danse quand j’étais enfant, avant d’arrêter à 14 ans – j’étais terriblement timide, et je n’avais de toute façon pas l’étoffe. J’admire le contrôle des danseurs, leur acharnement pour arriver à la maîtrise totale de leur corps. Le travail de quelqu’un comme Benjamin Millepied, c’est de l’art à l’état pur.

 

Avez-vous déjà été victime du syndrome de Stendhal ? 
Je suis une grande réaliste, j’ai du mal à me mettre dans un état second devant une œuvre ! Je me suis construite comme un soldat : je me concentre sur ce que je dois faire, j’avance avec mes qualités, mes défauts, sans me comparer aux autres. Du coup, j’imagine que mon pragmatisme prend le dessus sur l’émotion…

 

Le rendez-vous artistique que vous ne loupez jamais ? 
La Fiac ! Je peux même m’échapper du studio pour y retourner plusieurs fois… J’adore aussi y aller pour observer le public. Le Miami Art Basel, que je connais également bien, c’est un vrai rendez-vous festif mais il a lieu en décembre, et c’est une période où je suis débordée… 

 

Une expo qui vous met en émoi en ce moment ? 
Celle consacrée au dernier travail de Urs Fischer, à la galerie Gagosian de Los Angeles.

 

Certains sacs Zadig du printemps dernier étaient directement inspirés de l’œuvre de Jackson Pollock.
L’art m’inspire comme un flash, c’est une forme de stimulation – un concentré d’images qui me fait avancer, m’élever… Dans les collections Zadig, il y a toujours des clins d’œil à l’art : une couleur que je me suis appropriée après avoir vu l’expo Richard Prince : DeKooning, en 2011, une typo à la Christopher Wool ou un imprimé inspiré de Warhol… Et le dripping façon Jackson Pollock, je ne m’en lasse jamais !

 

Un jeune artiste à suivre selon vous en ce moment ? 
David Ostrowski, que j’avais découvert chez Almine Rech : il m’a beaucoup touchée.

 

Si votre portrait devait être réalisé par un maître, qui serait-il ? 
Je demanderais à Alex Israel un profil dans les couleurs de l’arc-en-ciel, comme son autoportrait à lui.

 

L’artiste ou le créateur que vous auriez adoré côtoyer ? 
Helmut Lang. Son esthétique et sa vision de la femme, la pureté de son design, c’est vraiment tout ce que j’aime. Il est unique en son genre, et il en a inspiré tant d’autres…

 

Celui dont vous auriez aimé être l’élève ? 
Je dirais Cy Twombly, pour qu’il m’apprenne à gribouiller avec la même force, cette même précision, cette folie…

 

La première œuvre que vous ayez achetée ou dont vous soyez tombée instantanément amoureuse ?
Au début des années 2000, quand j’ai découvert les photos de Ryan McGinley, ça a été un vrai coup de cœur. Sa lumière et sa vision de la nature, l’eau, la jeunesse et la nudité… J’ai immédiatement adoré.

 

Votre forme d’art cachée à vous ? 
Je ne sais pas trop, il faudrait demander à mes proches !

 

L’œuvre qui vous réjouit au réveil ? 
Le regard du plus jeune de mes garçons.

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