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ALL ABOUT CECILIA

INSPIRATIONS D'AUTOMNE

Cecilia Bönström, directrice artistique de Zadig & Voltaire, se dévoile dans un questions-réponses de saison. Interview 100% cachemire.

Si on vous dit automne, vous pensez «Back to work !» le sourire aux lèvres ou «Goodbye summer !» le coeur en écharpe ?
«Back to work !» La rentrée, pour moi, ça a toujours été quelque chose de très positif, un moment de retrouvailles, que ce soit à l’école ou avec mon équipe. Je ne pourrais pas être tout le temps en vacances, même au soleil. J’aime les responsabilités, les nouveaux challenges qui vont avec cette époque.


Votre premier souvenir de rentrée, celui qui vous colle à la mémoire depuis toujours ?
La découverte des nouvelles tenues que ma mère nous réservait, à ma soeur jumelle et moi-même. Chaque année, c’était une surprise. Ma mère adorait surprendre, elle était à la fois classique et excentrique. Elle pouvait nous habiller en robe longue et chapeau de paille blanc façon Sarah Moon et, la fois suivante, en col roulé noir et mini trench. A chaque fois, c’était excitant. Elle donnait le ton, tous les enfants nous regardaient… Ma sensibilité à la mode me vient aussi d’elle.

Le vêtement ou l’accessoire que vous vous réjouissez d’avoir créé pour cette saison ?
Le sac Skinny Love, dans sa version Artyvoodoo. Je l’ai réédité en lui ajoutant des grigris, des clous, des liens. Le mélange fonctionne bien : j’aime l’aspect froissé du cuir, façon vintage, la chaîne est parfaite… Il a un vécu, une histoire, quelque chose de très authentique. J’en suis assez contente.

Et celui que vous auriez absolument voulu imaginer pour ces mêmes mois ?
J’aurais rêvé de créer un ciré – un petit manteau de pluie très bien coupé, en toile enduite, qu’on porte avec un pull bleu marine… Une version réinventée, kaki foncé, avec les détails typiquement Zadig.

Les trois pièces idéales, ou décalées, estampillées Zadig à avoir dans sa garde-robe dès septembre ?
Le jean iconique Evrell, les bottes militaires Joe en cuir façon croco ou à paillettes et le pull cachemire oversize Faro, avec ses longues manches, qui cache tout et vous enveloppe. C’est un doudou, l’allure chic en plus.

Vos musts culturels de la saison ?
En littérature, Eva*, le livre de Simon Liberati consacré à sa femme Eva Ionesco – c’est une déclaration d’amour assez ultime. J’irai aussi voir Balanchine / Millepied / Robbins**, le nouveau spectacle de Benjamin Millepied et Démons, la pièce – écrite par un Suédois – dans laquelle joue Romain Duris. Je l’adore ! Pour moi, c’est le vrai parisien tel que je les rencontrais quand je suis arrivée ici, avec le perfecto et le cheveu très noir… Et sinon, pour se débarrasser du stress de la rentrée, je suggère d’aller danser toute une nuit au Montana !

Les trois plaisirs auxquels vous ne dérogez pas en automne ?
J’aime me balader sur une plage de Normandie, ouvrir une bouteille de Bordeaux dans un bristrot typiquement parisien… Et puis, comme péché mignon, le café latte à la place de l’infusion de thym ! Paris en automne, lumière rasante et lueurs pastel.

La plus belle des villes, pour vous ?
Je suis suédoise, je peux donc le dire sans chauvinisme : Paris, pour moi, reste la ville la plus inspirante. C’est une capitale ancienne mais pas vieillotte, qui échappe au stress de Londres ou de New York ; la richesse culturelle, architecturale, culinaire, y sont uniques. Et puis il y a les Parisiennes, dont j’adore l’allure, cette manière de porter du python, du noir, avec une décontraction totale, l’équilibre parfait entre rock et chic, cuir et cachemire… J’ai besoin d’elles pour avancer. Elles m’inspirent.

Une matière très automnale qui vous fait toujours envie ?
Le velours côtelé mille raies, couleur rose poudre, cognac ou ciel… J’en mets dans toutes mes collections automne hiver.

Chantez-vous sous la pluie ?
Oui, j’ai une nature optimiste ! Même si je préfère qu’il fasse beau, je ne me laisse jamais désarçonner par le temps. J’avance, je ne vois même pas qu’il pleut.

Si l’automne était une femme, qui serait-elle ?
Ali MacGraw ! Elle a cette beauté mystique, notamment dans Love Story – la manière dont elle est habillée, ce qu’elle y dégage… Pour moi, c’est une évidence.

Photos : Alexandre Tabaste

* Editions Stock.
** Au Palais Garnier (Paris IX), jusqu’au 11 octobre.
*** De Lars Norén, Théâtre du Rond-Point (Paris VIII), jusqu’au 11 octobre.

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